Après une première édition consacrée à la Côte d’Ivoire, le programme de Yango mise désormais sur une communauté de jeunes talents répartis dans six marchés africains. À travers la formation, le mentorat et la mise en réseau, l’initiative cherche à faciliter le passage des compétences acquises à la réalisation de projets et à l’insertion professionnelle.
Tenue le samedi 19 septembre à Abidjan, la cérémonie de clôture du Yango Fellowship a réuni 24 jeunes talents venus de six pays. Sélectionnés parmi plus de 600 candidats, ils ont suivi pendant 12 semaines des formations en « design thinking », technologie, intelligence artificielle, leadership, « storytelling » et présentation de projets.
Destiné aux jeunes talents africains, notamment aux étudiants et aux jeunes issus des filières STEM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques), le programme vise à renforcer leurs compétences technologiques et à les accompagner dans la transformation de leurs idées en solutions concrètes adaptées aux défis locaux.
Pour Yango, l’enjeu est toutefois de dépasser la seule acquisition de compétences. Le groupe veut favoriser la constitution d’un réseau de talents africains capables de concevoir des solutions adaptées aux réalités de leurs marchés. « Les problèmes locaux sont mieux résolus par les locaux. L’Afrique regorge d’énormes talents », a déclaré Kadotien Alassane Soro, directeur régional de Yango en Afrique francophone, lors de la cérémonie.
Cette ambition explique l’élargissement du Fellowship à six pays. Les participants ont travaillé sur des solutions utilisant notamment l’IA pour répondre à des besoins dans l’éducation, les paiements ou la communication. Pour Yango, cette démarche vise aussi à renforcer les écosystèmes numériques locaux, l’entreprise ne pouvant, selon M. Soro, « tout construire seule ».
Des passerelles entre formation et emploi
L’autre enjeu mis en avant à Abidjan est celui de l’insertion professionnelle. Représentant le ministre ivoirien de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Jacob Dri Bi a présenté le Fellowship comme une illustration du rôle que peuvent jouer les partenariats public-privé dans l’employabilité des jeunes. « Lorsque nous investissons dans les compétences de notre jeunesse, nous investissons dans l’avenir de nos pays », a-t-il déclaré.
- Dri Bi a également souligné les premiers résultats de la cohorte ivoirienne. Selon lui, les « fellows » de cette première promotion ont achevé leur parcours et chacun d’eux a obtenu un stage dans une entreprise ivoirienne. Il estime que ces résultats illustrent l’intérêt de créer des passerelles entre formation, acquisition de compétences et insertion professionnelle.
Au-delà des formations, Yango mise ainsi sur le mentorat, les échanges avec des experts, les rencontres professionnelles et la mise en réseau de jeunes issus de différents pays africains.
« Notre responsabilité, c’est de donner aux jeunes les moyens de révéler leur potentiel. Aux pouvoirs publics et aux partenaires de créer des passerelles et des opportunités, et à vous, chers jeunes, d’oser entreprendre et de transformer vos idées en solutions concrètes », a déclaré Jacob Dri Bi.
La promotion 2026 a ainsi présenté ses projets lors d’une journée de pitch. Six projets, dont trois individuels et trois collectifs, ont finalement été distingués et se partageront une enveloppe de 12 000 $, soit environ 6,8 millions de FCFA, pour poursuivre leur développement.
L’élargissement du Fellowship accompagne le renforcement de l’implantation de Yango en Afrique. À Abidjan, la société a installé en 2025 son principal hub africain, chargé de coordonner ses activités dans la région. Elle fait également du développement des compétences numériques l’un des axes de son engagement. Elle prévoit par ailleurs d’y investir progressivement plus de 300 millions $, dans un écosystème qui représente plusieurs centaines de milliards FCFA de transactions chaque année, notamment dans la mobilité, la logistique et la vente de véhicules.






























