Face aux accidents de la route, les autorités béninoises cherchent des stratégies pour renforcer la prévention et réduire les comportements à risque. La sensibilisation des jeunes figure parmi les pistes explorées pour améliorer la sécurité des usagers sur les routes.
Le lundi 26 octobre, l’Assemblée nationale du Bénin a adopté le texte portant Code de la route, qui prévoit notamment l’introduction de l’éducation à la sécurité routière dès le primaire.
D’après le communiqué officiel, les auto-écoles sont appelées à participer à la formation des élèves, selon les précisions données lors de la présentation du texte. Composé de six titres et de 122 articles, le nouveau Code remplace la réglementation héritée de l’époque coloniale en 1956.
En inscrivant l’éducation routière dans le parcours scolaire, le texte étend la sensibilisation à la sécurité routière au-delà des campagnes ponctuelles. Sa mise en œuvre soulève toutefois plusieurs questions pratiques. Les autorités doivent encore préciser les classes concernées, le volume horaire, les supports pédagogiques et la répartition des responsabilités entre enseignants et auto-écoles. Le financement des interventions reste également à clarifier.
Lors de la présentation du Code, le ministre chargé des Transports, Georges Alé, a indiqué qu’aucun tarif d’auto-école n’y a été fixé. À ce stade, aucun calendrier détaillé de déploiement ni objectif chiffré concernant les établissements n’a encore été communiqué.
L’enjeu est important dans un pays où la prévention reste une préoccupation nationale. En mars 2026, lors du lancement de la campagne nationale AGIR, le Centre national de sécurité routière (CNSR) estimait à près de trois le nombre de personnes tuées chaque jour sur les routes béninoises, soit environ 1000 par an. L’organisme entend sensibiliser les usagers aux comportements qui réduisent les risques d’accident.






























