Dès son arrivée en Afrique en 2016, Netflix a investi plus de 175 millions de dollars pour développer des contenus originaux dans ses principaux marchés africains. Le géant américain de streaming vidéo vient de dévoiler sa nouvelle programmation sud-africaine.
Netflix ne se contente pas seulement de produire pour un public local, il ouvre une fenêtre mondiale sur les récits africains, contribuant à redéfinir l’image du continent dans l’imaginaire collectif.
L’annonce de sa nouvelle grille de programmes, le mercredi 9 septembre, à Johannesburg, illustre en effet la montée en puissance des récits sud‑africains sur la scène mondiale. Rappelons que cet événement coïncide avec les 10 ans d’existence dans le pays.
« Il y a dix ans, nous nous sommes donné pour mission de partager les histoires et les voix sud-africaines avec le monde entier, et aujourd’hui, nous sommes fiers de renforcer notre partenariat avec l’industrie créative locale et de continuer à créer des histoires passionnantes qui divertiront nos abonnés en Afrique du Sud et dans le monde entier », a laissé entendre Ben Amadasun, responsable du contenu au Moyen‑Orient et en Afrique.
La sélection met en avant un cocktail de retours attendus, de créations inédites, de formats de téléréalité audacieux et de collaborations avec les grandes maisons de production sud‑africaines.
Le streaming sud‑africain s’exporte : comédies, thrillers et téléréalité
La plateforme joue sur la complémentarité entre franchises populaires et nouveautés pour séduire un public local et international.
Netflix enrichit son catalogue africain bien agrémenté. Le 25 septembre, Blood Legacy Saison 2 revient avec la famille Ndlovu, dont l’empire vacille sous le poids des secrets de sa fortune. Le 30 octobre 2026, la comédie Comment gâcher Diwali : Mon beau‑père et moi suit Mmabatho Nkomo, dont les efforts pour séduire sa belle‑famille indienne tournent au fiasco. Puis le 11 décembre, Un autre désastre de vacances met en scène Joseph Ngema, quinquagénaire bientôt père, perturbant les vacances de ses enfants.
Du côté des séries, Tuiskoms Saison 2 poursuit les préparatifs de mariage de Fleur et Werner, tandis que Marked Saison 2 plonge Babalwa dans le milieu criminel. La téléréalité s’invite avec Love Is Blind : Afrique du Sud, première édition africaine du format mondial.
Dans le lot des comédies, Célibataires endurcies explore une amitié mise à l’épreuve lors d’un enterrement de vie de jeune fille au Cap. Enfin, le docu‑fiction Stars and Vows : Anele & Buzza suit les préparatifs de mariage d’Anele Mdoda et Bonelela “Buzza” Mgudlwa.
À noter aussi Découvrez Khumalos 2, une comédie de road trip réunissant deux mères autour de fiançailles mouvementées.
Une décennie de créations locales et d’emplois soutenus
En soufflant ses dix bougies en Afrique du Sud, Netflix rappelle l’ampleur de son engagement depuis 2016. En une décennie, l’entreprise a enrichi son offre de plus de 300 productions nationales, noué des partenariats avec plus de 30 sociétés locales et soutenu des milliers de postes dans l’économie créative.
La société américaine revendique également un bilan très satisfaisant à l’échelle continentale. Selon Shola Sanni, directrice publique de Netflix pour l’Afrique subsaharienne, relayée par le média numérique panafricain Radarr Africa, 12 000 emplois, directs et indirects, ont été créés dans les trois pays phares du continent où la multinationale californienne intervient : Afrique du Sud, Nigeria et Kenya.






























