En phase avec les ambitions nationales, le complexe cuprifère Konkola se prépare à accélérer sa production au cours des prochaines années. L’objectif est d’atteindre 300 000 tonnes de cuivre par an d’ici 2030, porté par plusieurs investissements déjà prévus à cette fin.
En Zambie, la mine de cuivre Konkola a signé un contrat de 498 millions USD avec la société d’ingénierie chinoise China NERIN Engineering Co. pour développer une nouvelle usine sur son site. Annoncée jeudi 17 septembre, l’initiative doit à terme ajouter 70 000 tonnes par an aux capacités de production du complexe engagé dans un vaste plan de croissance porté CopperTech Metals, son opérateur et filiale de l’indien Vedanta.
Le programme porte sur la construction d’une unité de lixiviation (TLP) destinée à traiter les résidus miniers déjà accumulés sur le site, issus des activités d’extraction et de traitement du cuivre. Aux termes du contrat, China NERIN doit assurer la conception, l’ingénierie, l’approvisionnement ainsi que la construction et le montage de l’installation. Le groupe chinois apportera également son assistance technique pour la mise en service, ainsi que des prestations de formation.
Ce projet s’inscrit dans un plan plus large visant à porter la production annuelle de Konkola à 300 000 tonnes de cuivre d’ici 2031, contre environ 80 000 tonnes en 2025. La nouvelle usine devrait ainsi apporter une capacité supplémentaire à un dispositif de croissance qui repose surtout sur le développement de Konkola Deep, le vaste projet souterrain associé au complexe. Sa mise en œuvre est déjà engagée dans sa phase de préparation, même si les efforts de financement enregistrent un certain retard.
CopperTech entend financer sa stratégie en s’appuyant notamment sur les marchés boursiers, à travers son projet d’introduction au New York Stock Exchange annoncé cette année. L’opération devait lui permettre de lever jusqu’à 423,5 millions USD, mais son lancement a été reporté fin juin, dans un contexte de volatilité des marchés miniers, selon le Financial Times. Aucune nouvelle échéance n’a depuis été communiquée.
L’enjeu pour Konkola dépasse donc la seule signature de nouveaux contrats d’ingénierie. La valorisation du potentiel minier ciblé par CopperTech suppose désormais la concrétisation progressive des investissements annoncés, dont celui conclu avec China NERIN. Si le contrat a bien été signé par les deux parties, son entrée en vigueur reste conditionnée au respect des dispositions prévues, notamment le versement d’un acompte convenu au groupe chinois. Cette évolution sera aussi probablement suivie par les autorités zambiennes, alors que les ambitions affichées pour Konkola coïncident avec l’objectif national de porter la production de cuivre du pays à 3 millions de tonnes par an d’ici 2031, contre 890 000 tonnes en 2025.






























