Maroc : Aya entrevoit un doublement de sa production d’argent avec le projet Boumadine

Aya Gold and Silver a franchi un nouveau cap dans ses opérations en 2025, avec la poursuite de la montée en puissance de sa mine d’argent Zgounder, au Maroc. Celle-ci a vu sa production progresser de 193 % sur l’exercice, pour atteindre 4,82 millions d’onces.

Au Maroc, le projet polymétallique Boumadine se présente comme un potentiel catalyseur de la production d’argent d’Aya Gold and Silver. La compagnie canadienne l’a annoncé mercredi 9 septembre, à l’occasion de la publication d’une étude économique préliminaire actualisée (PEA) pour cet actif qui prévoit notamment une hausse de 16 % de la production d’argent.

Une progression commentée par Benoit La Salle, président de la société, selon lequel Boumadine a « le potentiel de doubler la production d’argent d’Aya ». Bien qu’elle ne constitue encore qu’une prévision, cette déclaration illustre l’ambition placée dans ce nouveau projet.

Aya tire en effet déjà sa production d’argent de Zgounder, son actif en exploitation au Maroc. La mine a produit 4,82 millions d’onces d’argent (environ 149 tonnes) en 2025, en hausse de 193 % sur un an. Une performance supérieure aux 127 tonnes produites la même année à Imiter, autre mine marocaine exploitée par Managem et longtemps considérée comme la plus grande mine d’argent d’Afrique.

Dans ce contexte, les perspectives affichées pour Boumadine pourraient à terme renforcer considérablement une production déjà bien établie. La PEA prévoit en effet une future mine capable de produire 3,9 millions d’onces d’équivalent or sur une durée de vie de 14 ans, dont notamment 2,3 millions d’onces d’or et 81,2 millions d’onces d’argent. Ce dernier chiffre est en hausse par rapport aux 69,8 millions d’onces prévues dans la précédente étude. Le coût d’investissement du projet est estimé à 463 millions USD, pour une valeur actuelle nette (VAN) de 3,5 milliards USD et un taux de rendement interne (TRI) de 93 %.

Ces paramètres devront toutefois encore être précisés par des études économiques ultérieures, reposant sur un niveau de connaissance plus avancé que celui d’une PEA. Aya indique déjà vouloir faire avancer Boumadine vers ces étapes, avec l’ambition d’étendre le projet au-delà du scénario retenu dans l’étude actuelle. Les prochaines étapes devront ainsi permettre de mieux apprécier les capacités opérationnelles de l’actif et, en particulier, de déterminer dans quelle mesure son potentiel argentifère peut se traduire en production effective.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dans la même rubrique

L'actualité africaine en vidéo

Les plus consultés

Nos Rubriques