Le SEMPA/BMOD a présenté les principales réformes engagées ces dernières années. La digitalisation des embauches, la professionnalisation des dockers, l’amélioration du climat social et les investissements dans la formation figurent parmi les principaux axes mis en avant par la direction.
Lors d’une conférence de presse organisée jeudi 21 mai à son siège de Vridi, à Abidjan, le Syndicat des entreprises de manutention des ports autonomes d’Abidjan et de San Pedro (SEMPA/BMOD), organisme chargé de la gestion de la main-d’œuvre dockers, a présenté le bilan des transformations engagées au cours des cinq dernières années.
Face aux médias, le secrétaire général Alexis N’Guessan Zoukou (photo) a rappelé le rôle stratégique de l’institution dans l’activité portuaire nationale, soulignant que près de 60 % du commerce extérieur ivoirien transite par les ports.
« Nous sommes une organisation qui garantit que les 8500 hommes et femmes qui travaillent sur les ports sont qualifiés, protégés et disponibles 24 heures sur 24 », a-t-il déclaré.
Une transition numérique pour moderniser les embauches
L’une des principales réformes mises en avant concerne la digitalisation du système d’embauche des dockers. Jusqu’en 2023, les recrutements journaliers étaient effectués manuellement.
« Depuis la création du SEMPA en 1959, les embauches étaient faites à la criée. Avec la mise en place du nouveau système informatique, nous avons amorcé une véritable révolution numérique », a expliqué Alexis N’Guessan Zoukou.
Selon lui, les travailleurs reçoivent désormais leurs affectations par SMS grâce à une plateforme numérique dédiée. Des pointeuses électroniques installées sur les différents sites portuaires permettent également de gérer automatiquement les présences et le traitement de la paie.
Le responsable du SEMPA/BMOD estime que cette modernisation contribue à améliorer la transparence des embauches, à renforcer l’équité entre les travailleurs et à assurer une meilleure traçabilité des carrières. L’organisation indique traiter quotidiennement près de 6 500 opérations d’embauche dans les terminaux portuaires.
L’institution a également insisté sur les avancées enregistrées dans la professionnalisation du métier de docker depuis le décret de 2019, qui a instauré de nouvelles catégories de travailleurs et ouvert la voie à la généralisation des contrats à durée indéterminée (CDI). Un recensement complet des dockers a aussi été mené afin d’harmoniser les données avec celles de la Caisse nationale de prévoyance sociale.
Plus d’un milliard FCFA investis dans la formation
Dans un contexte de concurrence accrue entre les ports ivoiriens et ceux de la sous-région, l’organisation indique avoir intensifié ses investissements dans le capital humain. Plus d’un milliard de francs CFA (1,7 million $) aurait été consacré ces dernières années à la formation des dockers et du personnel d’encadrement.
Le SEMPA/BMOD cite notamment des formations en sécurité au travail, en management, en éthique professionnelle et en manutention spécialisée, réalisées en partenariat avec le Fonds de développement de la formation professionnelle.
« Le commerce maritime évolue rapidement avec les nouvelles technologies. Nous devons préparer les dockers ivoiriens à répondre aux standards internationaux », a conclu Alexis N’Guessan Zoukou.
Créé en 1959, le SEMPA/BMOD regroupe 45 entreprises de manutention opérant dans les ports autonomes d’Abidjan et de San Pedro. L’institution assure notamment le recrutement, la gestion administrative, la rémunération et la formation des dockers.





























