Terres rares : la future mine Ampasindava franchit un cap vers la construction à Madagascar

Au-delà du graphite, dont il figure parmi les principaux producteurs africains, Madagascar dispose d’un potentiel minier diversifié, notamment dans les minerais critiques. Ce potentiel se concrétise entre autres à travers le développement de projets de terres rares, dont celui d’Ampasindava.

Harena Rare Earths a annoncé, lundi 12 octobre, la formalisation du permis d’exploitation de son projet de terres rares Ampasindava, à Madagascar. Cette étape réglementaire permet à la compagnie de poursuivre le développement de la future mine, dont la mise en production est prévue en 2028.

Cette avancée intervient après la signature, en août dernier, du cahier des charges minier avec les autorités malgaches. Selon Harena, la formalisation du permis confirme les engagements sociaux, environnementaux, techniques et financiers convenus dans ce cadre et permet de progresser vers la construction des installations prévues pour la première phase du projet. La note ne précise toutefois ni la durée de validité du permis ni les conditions fiscales et autres obligations qui lui sont associées.

D’après une étude de préfaisabilité publiée en janvier, Ampasindava nécessiterait un investissement initial de 142 millions USD. Sur une durée de vie de 20 ans, la mine devrait produire 71 000 tonnes d’oxydes de terres rares (TREO), dont du dysprosium et du terbium (DyTb), utilisés dans la fabrication d’aimants permanents, notamment pour les moteurs de véhicules électriques et l’électronique.

 « La formalisation du permis d’exploitation constitue une étape majeure pour Harena et le projet Ampasindava ; elle s’appuie sur les conditions minières déjà convenues avec le gouvernement de Madagascar et nous permet de faire progresser le projet vers sa prochaine phase de développement […]. Notre priorité immédiate est désormais de mener à bien la procédure d’autorisation environnementale nécessaire pour passer au programme pilote », a déclaré Ivan Murphy, président exécutif de Harena Rare Earths.

L’approbation de l’étude d’impact environnemental et social (EIES), actuellement en cours, constitue une étape déterminante pour compléter les autorisations réglementaires nécessaires au projet. Elle doit permettre à Harena de déployer une usine pilote, destinée à affiner les paramètres techniques et la stratégie de développement d’Ampasindava. Une étude de faisabilité définitive doit ensuite préciser le modèle économique de la future mine.

Aucune échéance n’a été communiquée pour la finalisation de ces démarches. La mobilisation du financement et le lancement de la construction sont attendus en 2027, selon le calendrier présenté par la compagnie. À terme, Ampasindava pourrait contribuer à diversifier l’approvisionnement mondial en terres rares en dehors de la Chine, tout en générant des retombées locales en matière d’emplois et de recettes.

 

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