Depuis 2024, les autorités kényanes discutent avec leurs homologues américains de plusieurs sujets, notamment de l’intelligence artificielle. À New York, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, les deux pays ont de nouveau évoqué cette coopération.
Le Kenya et les États-Unis veulent élargir leur coopération dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA). Le président William Ruto et le secrétaire d’État américain Marco Rubio ont abordé le sujet le lundi 21 septembre à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
« Nous élargissons également notre coopération dans des domaines émergents, en particulier l’intelligence artificielle et son application dans la santé, l’éducation et les services financiers », a indiqué William Ruto dans un message publié après la rencontre sur le réseau social X. Et d’ajouter : « nous avons échangé des points de vue sur la gouvernance responsable des technologies d’IA en rapide progression et exploré des opportunités de coopération dans les minéraux critiques et l’énergie nucléaire ».
Nairobi cherche à passer de la stratégie à la mise en œuvre
Ces échanges interviennent alors que le Kenya cherche à accélérer la mise en œuvre de sa politique nationale en matière d’IA. Lancée en mars 2025, la Kenya AI Strategy 2025-2030 repose sur trois axes : les infrastructures numériques pour l’IA, les données et la gouvernance, ainsi que la recherche, l’innovation et la commercialisation.
Le gouvernement kényan envisage de passer de l’élaboration des politiques à leur mise en œuvre afin que les investissements produisent des effets sur la productivité, l’emploi, les entreprises et les services publics. Il identifie notamment les compétences, les infrastructures et les écosystèmes de données comme des conditions nécessaires au développement de l’IA.
La coopération avec Washington est déjà engagée. Les deux pays avaient annoncé en 2024 la mise en place d’un dialogue stratégique consacré à l’IA, ainsi qu’une collaboration sur la sécurité et l’évaluation des systèmes d’IA. Ils avaient également prévu une collaboration entre l’US AI Safety Institute et l’Imagine Tech and Action Lab du Kenya sur la recherche, l’évaluation des risques et les normes de sécurité.
La rencontre de New York n’a toutefois pas débouché sur l’annonce d’un nouveau programme, d’un financement ou d’un accord technique spécifique dans le domaine de l’IA.





























