Côte d’Ivoire 2026 : Un pic de croissance à 6,2 % avant une décélération selon la Banque mondiale

La Banque mondiale prévoit une croissance de 6,2 % en 2026, contre 5,8 % auparavant. Cette révision contraste avec les perspectives pour les deux années suivantes et reste en deçà de l’objectif gouvernemental d’une croissance annuelle moyenne de 7,2 % sur la période 2026-2030.

La Banque mondiale a relevé de 0,4 point de pourcentage sa prévision de croissance du PIB réel de la Côte d’Ivoire pour 2026. Selon la dernière édition de « Perspectives économiques en Afrique », publiée début octobre, le PIB du pays devrait enregistrer une croissance de 6,2 % cette année, contre 5,8 % dans les précédentes estimations de l’institution.

Ce relèvement intervient dans un contexte international marqué par la crise au Moyen-Orient, qui continue d’influer sur les prix mondiaux de l’énergie et des autres matières premières. Comme de nombreux pays africains, la Côte d’Ivoire déploie des mesures pour atténuer les effets de ces tensions, qui pèsent sur son environnement économique.

Toutefois, cette révision à la hausse pour 2026 contraste avec les prévisions pour les deux années suivantes. Pour 2027, l’institution abaisse sa prévision de 6,5 % à 6,4 %, puis ramène celle de 2028 de 7 % à 6,5 %. Les nouvelles projections dessinent ainsi une trajectoire moins dynamique que celle anticipée précédemment, malgré l’amélioration des perspectives pour 2026.

Ces prévisions s’inscrivent dans un contexte où les autorités ivoiriennes cherchent à maintenir une croissance soutenue tout en accélérant la transformation structurelle de l’économie. Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2026-2028 table ainsi sur une croissance moyenne du PIB réel de 6,3 % par an sur la période.

À plus long terme, les ambitions du gouvernement sont plus élevées. Le Plan national de développement (PND) 2026-2030, adopté en février 2026, vise une croissance annuelle moyenne de 7,2 %. Il prévoit également de porter le PIB par habitant de 3148 à 4500 $ d’ici 2030 et de ramener le taux de pauvreté à moins de 20 %.

Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement a prévu un programme d’investissement de 114 838,5 milliards FCFA (196 milliards $), dont 70,2 % devraient être financés par le secteur privé. La mobilisation de ces ressources constitue un enjeu majeur pour accroître les capacités productives du pays et soutenir une croissance plus rapide.

 

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