En Afrique de l’Est, la moto électrique commence à changer d’échelle, portée par le financement, les réseaux d’échange de batteries et les politiques publiques. Spiro renforce ses moyens sur deux marchés où cette dynamique est particulièrement visible.
Africa Go Green Fund (AGG), fonds climatique géré par Cygnum Capital, a accordé 18 millions USD supplémentaires à Spiro pour déployer davantage de motos électriques et développer ses infrastructures d’échange de batteries en Ouganda et au Rwanda. L’opération, annoncée le lundi 21 septembre, fait passer l’engagement d’AGG envers l’entreprise de 18 à 36 millions USD.
Ce nouvel apport prolonge une facilité de dette clôturée en décembre 2025, à laquelle AGG avait contribué à hauteur de 18 millions USD, et Nithio à hauteur de 7 millions USD. Les conditions financières de la nouvelle tranche, le nombre de motos et de stations qu’elle permettra de financer ainsi que sa répartition entre les deux pays n’ont pas été précisés. Selon Gagan Gupta, fondateur de Spiro, « La décision de l’Africa Go Green Fund de doubler son engagement constitue un gage de confiance dans les progrès réalisés par Spiro et dans le potentiel à long terme de la mobilité électrique à travers l’Afrique ».
L’Ouganda est déjà l’un des marchés africains où l’électrification des deux-roues progresse le plus rapidement. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), plus de 30 000 deux-roues électriques y ont été vendus en 2025. L’agence relie notamment cette progression au développement rapide des mécanismes de financement des achats, mené notamment par Spiro, et à l’expansion des réseaux d’échange de batteries.
Au Rwanda, le soutien de l’électrique vient de la réglementation. Depuis janvier 2025, les nouvelles motos à essence souhaitant intégrer le transport professionnel ne peuvent plus obtenir de permis d’exploitation, ce qui favorise forcement les motos électriques.
Ces évolutions s’inscrivent dans un marché africain encore récent mais en forte croissance. Selon l’AIE, les ventes de deux-roues électriques sont passées de moins de 1 000 unités en 2020 à environ 70 000 en 2025, faisant du financement des véhicules et des infrastructures associées un élément central de leur diffusion.




























