Le projet Epanko figure parmi les futures mines susceptibles de renforcer la production de graphite de la Tanzanie. Son opérateur EcoGraf cherche actuellement à mobiliser les fonds nécessaires au lancement de la construction des installations de sa première phase d’exploitation.
En Tanzanie, la future mine de graphite Epanko pourrait afficher une capacité de production supérieure à celle actuellement prévue dans son plan d’exploitation. Son opérateur australien EcoGraf en a fait l’annonce jeudi 24 septembre, faisant état d’un potentiel d’augmentation de 20 % de la production nominale de la première phase du projet.
L’étude de faisabilité publiée en février dernier décrivait une mine pouvant livrer 73 000 tonnes de graphite par an au cours de ses premières années d’exploitation. Les travaux d’optimisation menés depuis ont toutefois identifié la possibilité de porter cette capacité à 87 600 tonnes par an, notamment grâce à des ajustements du circuit de traitement et des installations de stockage des résidus.
Selon EcoGraf, cette évolution nécessiterait environ 12 millions de dollars de dépenses d’investissement supplémentaires, tout en permettant de réduire le coût de production unitaire. Elle entraînerait en revanche une exploitation plus rapide des réserves du projet, avec une durée de vie ramenée de 22 à 20 ans.
Cette capacité supplémentaire annoncée n’en reste pas moins une éventualité. La compagnie australienne indique vouloir approfondir les études d’ingénierie relatives à ce scénario, dont l’adoption ne serait envisagée qu’après la décision finale d’investissement (FID), étape devant précéder le lancement de la construction. Le scénario donne néanmoins un aperçu de la marge d’optimisation recherchée par EcoGraf pour Epanko, dont le potentiel pourrait, à plus long terme, permettre de porter la production à environ 390 000 tonnes par an, selon ses prévisions.
Reste désormais à voir comment ces perspectives se concrétiseront au fil des prochaines étapes du projet, et surtout quel accueil leur réserveront les bailleurs de fonds et les clients potentiels, alors que la demande de graphite est attendue en hausse avec les besoins liés à la transition énergétique. La priorité reste toutefois le financement de la première phase. EcoGraf cherche encore à mobiliser les 181,2 millions de dollars nécessaires à la construction des installations et discute notamment avec la banque allemande KfW IPEX-Bank d’un prêt de 105 millions de dollars.




























