Le Nigeria accélère l’octroi de permis pétroliers pour réactiver ses puits inactifs

Avec une production moyenne de 1,64 million de barils par jour de pétrole brut et de condensats en 2025, le Nigeria, premier producteur africain, n’a pas atteint ses objectifs.

Au Nigeria, les producteurs pétroliers obtiennent désormais en quelques heures des autorisations pour relancer des puits inactifs, contre plusieurs semaines auparavant, selon des informations rapportées mercredi 25 mars par Bloomberg.

Ces permis sont délivrés par la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC), l’autorité qui supervise les activités amont, d’après des responsables proches du régulateur.

Dans le détail, il s’agit d’une procédure visant particulièrement des zones d’intérêt où des puits pétroliers ont déjà été forés, mais sont laissés à l’abandon ou inexploités. Elle concerne aussi des actifs déjà identifiés où une partie des infrastructures existe déjà.

Cette procédure accélérée permettra une remise en production plus rapide de puits déjà forés, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de mobiliser des actifs existants et d’augmenter la production nationale.

Ce développement s’inscrit dans une dynamique déjà observée chez certains opérateurs. L’acteur local Seplat Energy prévoit en effet de réactiver 50 puits inactifs en 2026. L’année dernière, la compagnie en avait déjà relancé 49 en lien avec le portefeuille d’actifs acquis auprès d’ExxonMobil.

Un ensemble de mesures en place pour soutenir l’exploitation pétrolière

Cette accélération des procédures administratives liées aux permis s’intègre dans un ensemble de mesures mises en œuvre par les autorités nigérianes pour faciliter les opérations pétrolières. Dans un communiqué publié ce mois, le régulateur amont indiquait que « l’ère des licences dormantes est révolue », en référence aux permis attribués, mais non développés.

L’institution rappelait que le cadre réglementaire issu du Petroleum Industry Act (PIA) impose aux détenteurs de licences de respecter des obligations de mise en valeur. Cette orientation s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la discipline contractuelle dans le segment amont. La NUPRC a indiqué vouloir s’assurer que les actifs pétroliers attribués contribuent effectivement à la production nationale d’hydrocarbures.

Dans un autre communiqué publié en janvier 2026, la NUPRC a officialisé une orientation stratégique visant à améliorer le fonctionnement de l’amont pétrolier. Le document met l’accent sur une exécution plus efficace des activités pétrolières. Il indique également une volonté de transparence dans le traitement des dossiers soumis par les opérateurs.

Dans ce même texte, le régulateur souligne la nécessité d’une meilleure coordination entre les acteurs du secteur, en particulier entre l’administration et les compagnies pétrolières. Elle précise que ces ajustements visent à rendre les processus réglementaires plus lisibles et plus rapides.

Lors de la conférence CERAWeek qui s’est ouverte lundi 23 mars, Bashir Bayo Ojulari, le patron de la NNPC Ltd, a indiqué que le Nigeria peut accroître rapidement sa production pétrolière de 100 000 b/j supplémentaires, face à des tensions potentielles sur l’offre mondiale.

 

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