Les autorités capverdiennes veulent s’appuyer sur le numérique pour soutenir le développement socio‑économique national. Le pays a récemment lancé une feuille de route pour déployer la 5G censée accélérer ses ambitions de transformation numérique.
Le gouvernement capverdien a annoncé, mardi 24 février, le lancement d’un portail unique pour l’ensemble des services numériques via GOV.CV. Remplaçant les différentes plateformes utilisées jusque‑là, cette initiative vise, selon les autorités, à renforcer la confiance dans l’État, accroître la productivité de l’administration publique et faciliter la vie des citoyens, et des entreprises.
« Jusqu’à présent, les systèmes ne communiquaient pas entre eux. Avec le nouveau portail, nous assurons l’interopérabilité, la sécurité et l’efficacité. Le citoyen n’a plus besoin de parcourir plusieurs départements pour obtenir des documents que l’État possède déjà. Il y aura moins de bureaucratie, plus de rapidité, une transparence accrue et la possibilité de suivre chaque démarche en temps réel », a déclaré le Premier ministre, Ulisses Correia e Silva, dans un communiqué publié sur Facebook.
Les autorités capverdiennes prévoient d’intégrer progressivement tous les services numérisés de l’administration publique dans le portail, avant leur consolidation complète. Elles prévoient également d’harmoniser les systèmes de paiement, ce qui permettra de réduire à la fois les coûts et le temps pour les utilisateurs.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des ambitions des autorités capverdiennes de transformer le pays en « une nation numérique afin d’accélérer sa croissance et son développement et devenir un pays à revenu élevé à l’horizon d’une décennie ». Cela s’inscrit dans une dynamique continentale où la transformation numérique est vue comme levier de productivité et de transparence dans l’administration publique. Le Cap‑Vert est classé 111e sur 193 à l’Indice de développement de l’e‑gouvernement des Nations unies (EGDI) avec un score de 0,6238 sur 1, légèrement en dessous de la moyenne mondiale (0,6382 sur 1).
Il convient toutefois de rappeler que l’accélération de la transformation numérique est associée à une augmentation des risques de cyberattaques ciblant les plateformes de l’administration, qui peuvent paralyser la fourniture des services ou causer des pertes financières. Dans ce contexte, l’Union internationale des télécommunications (UIT) recommande aux pays de renforcer leur cybersécurité s’ils veulent bénéficier pleinement des opportunités offertes par les TIC.
Dans son « Global Cybersecurity Index 2024 », l’organisation a classé le Cap‑Vert dans le quatrième palier sur cinq. Le pays se distingue par un cadre réglementaire relativement solide, mais doit encore renforcer ses mesures organisationnelles et techniques, améliorer la coopération entre les acteurs et développer davantage les capacités et compétences en cybersécurité pour mieux protéger ses infrastructures et ses citoyens. Il a obtenu un score global de 51,54 sur 100.






























