L’Angola accorde une place de plus en plus importante au gaz naturel dans sa politique énergétique. Le pays s’appuie ainsi sur son National Gas Master Plan pour développer des projets gaziers à un moment où ses gisements pétroliers arrivent à maturité.
S’exprimant à l’occasion de la conférence Angola Oil & Gas 2025 qui s’est tenue les 3 et 4 septembre 2025 à Luanda, plusieurs majors pétrolières, dont ExxonMobil, TotalEnergies et Chevron, ont réaffirmé leurs engagements en Angola, en insistant sur le rôle stratégique du gaz aux côtés du pétrole.
Cette actualité intervient alors que de nouveaux apports en gaz associé et non associé viennent renforcer l’alimentation de l’usine de liquéfaction Angola LNG basée à Soyo. Le projet Sanha Lean Gas Connection (SLGC) injecte déjà environ 80 millions de pieds cubes standards de gaz par jour, avec une augmentation prévue jusqu’à 220 millions de pieds cubes standards par jour.
De son côté, le projet Quiluma & Maboqueiro, premier développement de gaz non associé du pays, opéré par Azule Energy, coentreprise entre Eni et BP, vise à ajouter environ 4 milliards de mètres cubes de gaz par an. L’entrée en production est attendue pour 2026.
Toutefois, avec un historique d’arrêts techniques documentés, la question se pose de savoir si l’usine de Soyo dont la capacité nominale atteint 5,2 millions de tonnes de GNL par an, saura convertir ces apports supplémentaires en cargaisons exportables de façon continue.
En 2023, Angola LNG qui exploite l’installation a annulé plusieurs cargaisons en raison de difficultés techniques. Deux ans après, malgré une capacité théorique élevée, le taux d’utilisation réel n’est pas communiqué publiquement.
En juillet 2025, la production de brut angolais est passée sous le seuil d’un million de barils par jour. Le gaz aura donc un rôle de plus en plus important dans la production globale d’hydrocarbures.





























