Côte d’Ivoire : la stratégie d’Orange pour armer les entreprises face aux cybermenaces

Face à des menaces qui évoluent avec l’intelligence artificielle, Orange mise sur la vigilance des utilisateurs et la formation des collaborateurs, tout en valorisant ses solutions intégrées de protection des infrastructures et des données.

Orange Cloud & Cyber Solutions (OCCS) a lancé, le mercredi 14 octobre, une campagne de sensibilisation aux risques numériques destinée aux entreprises et au grand public. À travers cette initiative, la filiale d’Orange Côte d’Ivoire veut promouvoir les bonnes pratiques face à des menaces facilitées par l’essor de l’intelligence artificielle.

Baptisée « October Cyber Connect », la campagne entend rappeler que la protection des systèmes, des données et des services numériques dépend autant des dispositifs techniques que des comportements des utilisateurs.

Pour Ferdinand Tra (photo, à gauche), président d’OCCS et directeur d’Orange Business & Broadband, les entreprises doivent accorder davantage d’attention aux erreurs humaines, susceptibles de faciliter les intrusions. La réception d’un message frauduleux imitant celui d’une banque ou d’un opérateur, l’utilisation d’un mot de passe trop simple ou un clic sur un lien malveillant peuvent suffire à compromettre des informations sensibles.

« La cybersécurité, c’est 30 % de technique et 70 % de gouvernance liée aux personnes et à la manière dont on travaille ensemble », a-t-il souligné lors de la rencontre.

L’accélération de la transformation numérique élargit les risques de cyberattaques. L’intelligence artificielle ajoute une difficulté en facilitant la création de messages frauduleux et de contenus imitant des personnes réelles. Les entreprises sont notamment exposées aux rançongiciels, au vol de données et aux attaques par déni de service, qui peuvent rendre des plateformes indisponibles.

Six domaines d’expertise pour accompagner les entreprises

Au-delà de la sensibilisation, OCCS propose une offre intégrée couvrant six domaines : la cybersécurité, le cloud, la gestion et l’analyse des données, les communications unifiées, la stratégie digitale et la connectivité. Selon sa direction, la filiale s’appuie sur des infrastructures d’hébergement en Côte d’Ivoire, des partenaires technologiques internationaux et une soixantaine de collaborateurs, dont 45 ingénieurs et experts certifiés.

L’hébergement local peut contribuer à une meilleure maîtrise des données, mais ne garantit pas à lui seul la souveraineté numérique. Celle-ci dépend également de la gouvernance des systèmes, des conditions d’accès aux informations et des dépendances technologiques.

La campagne se poursuivra jusqu’au 5 novembre, avec des contenus pédagogiques, des interventions d’experts et des actions de proximité destinées aux entreprises et au grand public.

Cette initiative intervient alors que la cybercriminalité représente un risque économique pour la Côte d’Ivoire, où la numérisation des activités accroît l’exposition aux fraudes, aux vols de données et aux interruptions de service. Selon les chiffres communiqués par les autorités, 12 100 dossiers de cybercriminalité ont été enregistrés en 2024, pour un préjudice estimé à 6,9 milliards FCFA (20,5 millions $). Les entreprises représentaient 4 % des affaires recensées, mais 48 % du préjudice financier.

 

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