Longtemps en pause malgré des ressources identifiées, le projet pétrolier nigérien de Kafra enregistre un regain d’activité depuis janvier 2026, dans le cadre de la coopération énergétique entre Alger et Niamey.
La compagnie publique algérienne des hydrocarbures Sonatrach prévoit de lancer début avril des opérations de forage sur le bloc pétrolier de Kafra, situé dans le nord du Niger. L’information a été rapportée mardi 24 mars par l’Agence de presse algérienne (APS).
« Le lancement effectif des travaux de forage débutera dans les prochains jours, dès l’arrivée du matériel et des fournitures nécessaires, soulignant que cette opération représente une étape concrète importante vers la valorisation des ressources énergétiques au Niger », a indiqué l’organe de presse officielle qui cite Hakim Zebiri, le directeur de la coopération internationale au ministère algérien des Hydrocarbures et des Mines.
Selon APS qui évoque une nouvelle phase dans le développement de ce projet, les opérations, engagées après une phase préparatoire, porteront sur plusieurs puits. Le nombre exact de puits n’a pas été précisé à ce stade, mais leur forage vise à évaluer le potentiel du gisement.
Situé à proximité de la frontière algérienne, le bloc pétrolier de Kafra s’étend sur 23 737 km² et prolonge les bassins sédimentaires algériens, selon des informations relayées par La Voie d’Algérie en janvier 2026. Cette zone est adjacente au bassin de Tafassasset, déjà exploité côté algérien.
Le champ a été découvert en 2018 avec le forage du puits KFR-1, suivi en 2019 par un second puits, KFRN-1, d’après la même source. Les activités ont ensuite été interrompues pendant plusieurs années avant leur relance en janvier 2026, lors de la visite du ministre algérien de l’Énergie Mohamed Arkab, rapporte TSA Algérie.
Les estimations issues des données de Sonatrach et de sa filiale SIPEX indiquent que le puits KFR-1 hébergerait environ 168 millions de barils d’huile lourde. Le puits KFRN-1 recèlerait pour sa part près de 100 millions de barils récupérables d’un pétrole cireux, riche en paraffines.
Sur le plan contractuel, le projet repose sur un contrat de partage de production signé entre Sonatrach, via sa filiale SIPEX, et la société nigérienne SONIDEP, comme rapporté par Agence Ecofin en février 2022. Ce partenariat désigne Sonatrach comme opérateur.






























