Côte d’Ivoire : comment les importations de riz ont évolué sur la dernière décennie

La consommation ivoirienne de riz connaît une progression rapide, portée par la croissance démographique, l’urbanisation et l’évolution des habitudes alimentaires. Son niveau, parmi les plus élevés d’Afrique de l’Ouest, dépasse largement la capacité de production nationale.

Dans l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, le riz s’est progressivement imposé comme l’un des piliers de l’alimentation quotidienne. Cette céréale occupe désormais une place centrale dans les habitudes de consommation, portée par une dynamique démographique soutenue, une urbanisation rapide et une transformation des régimes alimentaires.

Selon les estimations du Département américain de l’agriculture (USDA), la consommation de riz en Côte d’Ivoire progresse à un rythme annuel compris entre 3 % et 4 %.  Dans les principaux centres urbains tels qu’Abidjan, Bouaké, Daloa ou encore Gagnoa, la céréale supplante progressivement les aliments de base traditionnels comme le manioc, l’igname ou le taro.

 

Cette transition alimentaire se reflète clairement dans les chiffres de consommation par habitant. D’après l’organisme américain, un Ivoirien consomme aujourd’hui en moyenne 84 kilogrammes de riz par an, contre environ 58 kilogrammes il y a une vingtaine d’années. Dans le pays, le riz représente près de 60 % de la production céréalière totale, loin devant le maïs, le mil ou le sorgho.

Les données de l’USDA révèlent que la production de riz paddy est passée d’environ 1,8 million de tonnes lors de la campagne 2015/2016 à près de 2,3 millions de tonnes en 2024/2025, traduisant les efforts consentis ces dernières années pour relancer la riziculture locale. Toutefois, cette progression demeure en deçà des besoins du marché, la consommation annuelle de riz blanc frôlant désormais les 3 millions de tonnes.

Ce décalage persistant entre l’offre et la demande a mécaniquement renforcé le recours aux importations. La Côte d’Ivoire s’est ainsi hissée au rang de deuxième importateur africain de riz derrière le Nigeria, avec un stock provenant majoritairement de l’Inde, du Pakistan, du Vietnam et de la Thaïlande. Voici dans les détails comment l’approvisionnement extérieur en riz du pays Ouest-africain a évolué depuis 10 ans, et combien cela a coûté.

 

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