Les candidatures de Tidjane Thiam et de Laurent Gbagbo ont été rejetées. Réunis depuis juin au sein d’un front commun, ceux-ci avaient exclu l’éventualité d’un plan B pour représenter chacun leur parti à la présidentielle du samedi 25 octobre 2025.
Dans une déclaration lue devant la presse ce lundi 8 septembre 2025, la présidente du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, Chantal Nanaba Camara (photo), a annoncé la liste définitive des candidats retenus pour l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Cinq personnalités sont désormais en lice. Il s’agit du président sortant, Alassane Ouattara porté par le RHDP ; Simone Ehivet Gbagbo, ancienne Première dame et figure du Mouvement des Générations Capables (MGC) ; Jean-Louis Billon, ex-cadre du PDCI et désormais candidat du Congrès Démocratique (Code) ; Ahoua Don Melo, ancien vice-président exécutif du PPA-CI ; et Henriette Lagou Adjoua, investie par le Groupement des partenaires politiques pour la paix (GP-Paix).
Les dossiers de Tidjane Thiam (PDCI) et de l’ex-président Laurent Gbagbo (PPA-CI), qui avaient refusé de renoncer malgré leur inéligibilité, ont été rejetés. Le Conseil a aussi invalidé les candidatures du député Assalé Tiémoko et de Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), pour défaut de parrainages.
A quelques semaines du scrutin, la campagne électorale doit s’ouvrir le vendredi 10 Octobre, dans un climat sensible. Exclus du processus, MM. Gbagbo et Thiam avaient déjà annoncé en juin la création d’un front commun pour dénoncer ce qu’ils qualifient de verrouillage politique et s’opposer à un quatrième mandat d’Alassane Ouattara. Celui-ci avait justifié sa décision de se représenter en juillet, affirmant : « la Constitution de notre pays m’autorise à faire un autre mandat et ma santé le permet ».
Si le RHDP affiche sa confiance et promet une victoire éclatante, de nombreuses incertitudes subsistent. Désormais coupé de son ancien parti, Jean-Louis Billon ne peut pas compter sur le soutien de Tidjane Thiam qui a publiquement refusé de l’appuyer, même si la recomposition politique en cours pourrait rebattre les cartes. Quant à Simone Ehivet Gbagbo, l’hypothèse d’une alliance avec le parti de son ex-époux Laurent Gbagbo paraît difficile à envisager dans l’immédiat.
Les yeux sont braqués vers d’éventuelles réactions de Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo, qui ont toujours indiqué qu’ils n’abdiqueraient pas, tout en excluant toute possibilité de présenter des plans B pour représenter leurs partis.





























